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Carburants : les marges des distributeurs à nouveau dans le viseur d’une association de consommateurs

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Carburants : les marges des distributeurs à nouveau dans le viseur d’une association de consommateurs

Si la CLCV dénonce des marges brutes «explosives», les professionnels soulignent, eux, une marge nette de quelques centimes

Selon la CLCV, les grandes surfaces représentent environ 64% du marché de la distribution des carburants en France.

L’association de consommateurs CLCV – Consommation Logement et Cadre de Vie – pointe une nouvelle fois du doigt les distributeurs de carburants. Alors que de nombreux Français prennent la route des vacances, elle dénonce, dans un communiqué, des marges brutes mensuelles «explosives» pour l’essence et le gazole, entre janvier 2022 et juin 2023.

L’association de consommateurs CLCV – Consommation Logement et Cadre de Vie – pointe une nouvelle fois du doigt les distributeurs de carburants. Alors que de nombreux Français prennent la route des vacances, elle dénonce, dans un communiqué, des marges brutes mensuelles «explosives» pour l’essence et le gazole, entre janvier 2022 et juin 2023.

Pour calculer les gains des distributeurs, la CLCV s’est penchée sur la différence entre le prix hors taxes du carburant et le prix à la sortie de la raffinerie et a «donc réalisé une fraction du prix total qui revient au distributeur». Or, malgré un «tassement» récent, la marge brute demeurait, en juin, à 25,4 centimes par litre pour le SP 95 et 23,4 centimes par litre de gazole, selon les données de l’Ufip, citées par l’association. Des chiffres qui n’ont «pas encore rejoint la fourchette normale de 15 à 18 centimes», cingle l’association.

L’évolution des marges brutes de la distribution sur le carburant

Pour son président, Jean-Yves Mano, les grandes surfaces – qui représentent environ 64% du marché français de la distribution des carburants – «ont orienté leurs publicités ces derniers mois sur le trimestre anti-inflation et se sont faites très discrètes sur la partie carburant». «Il faut qu’elles assument d’avoir fait une recomposition de leurs marges depuis trois ou quatre mois parce qu’aujourd’hui, rien ne justifie cette marge brute», abonde-t-il. «La grande distribution et les groupes pétroliers ne cessent de dire qu’ils s’engagent pour le pouvoir d’achat. Il est temps que cela se traduise en actes. Ils doivent cesser de tergiverser», intime son organisation, dans un communiqué.

«C’est un produit d’appel sur lequel on ne dégage pas de marges»

Des affirmations que balaient d’un revers de main les groupes de grande distribution, comme Système U : «On le dit et on le répète, le carburant est un produit d’appel sur lequel on ne dégage pas de marges», indique-t-on. Si la CLCV évoque une marge brute de plus de 25 centimes par litre de SP 95, Système U souligne plutôt une marge nette «d’1,5 à 2 centimes» par litre. «Entre le brut et le net, il y a des taxes et des remboursements, précise le groupe, une station-service coûte par exemple entre 300.000 et 400.000 euros». Système U recommande à l’association de défense des consommateurs de se tourner plutôt vers les «distributeurs pétroliers», qui proposent le litre de gazole «quinze centimes plus cher» que dans la grande distribution.

Mais, là encore, les pompistes assurent que «leurs marges n’ont pas augmenté» et qu’elles sont inférieures à une dizaine de centimes. «On a subi des hausses du prix de l’énergie et on a dû augmenter notre personnel», se justifie Francis Pousse, président national de la branche distributeur carburant et énergies nouvelles du syndicat Mobilians. «S’il y a un abus, ce n’est pas chez nous que ça se passe», complète-t-il. Le représentant précise également qu’il faut remettre «les chiffres dans leur contexte» avec des «marges négatives survenues l’année dernière» et «l’application des remises du gouvernement» dans les stations-service.

Quels que soient les acteurs, la CLCV leur demande des «opérations à prix coûtant immédiates», afin «que les ménages ne soient pas ponctionnés lors de leur départ en vacances». Une demande à laquelle ont déjà répondu certains groupes, comme Leclerc, avec une opération prix coûtant «tous les vendredis, samedi et dimanche, du 30 juin au 13 août». Intermarché a également lancé des opérations similaires les 7 et 8 juillet, les 18, 19, 28 et 29 août, ainsi que les 1er et 2 septembre. Système U a aussi proposé cette mesure le week-end du 8 juillet et va la renouveler «début août».

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